COMMUNIQUE DE PRESSE
Parution du roman :
MURS D'EAU ou Le Silence des Rêves,
de Rachel, chez Aléas Editeur,
ISBN 978284301329-4
Aléas Editeur
15 Quai Lassagne
Lyon 69001
aleaseditor@wanadoo.fr
04 78 30 65 60 - 04 78 27 97 66
Réédition du texte Murs d'Eau,
édité chez Plon en 1983,
auteur : Laurence Lévy,
désormais connue sous le pseudonyme Rachel,
"... Plon avait cruellement corrigé le texte, à l'époque... Jeune auteur, je n'avais pas pu faire autrement qu'accepter. Le livre avait connu un beau succès de librairie, avec 3500 exemplaires vendus... Aujourd'hui, les Editions Aléas, à Lyon, font paraître mon texte intégral, à ma grande joie !"
Qui êtes-vous ?!
Rachel, (Laurence Lévy),
animatrice de Radio et Télévision à Lyon,
sur Radio Scoop et TLM,
écrivain et peintre : 06 26 86 77 21
invitusinvitam@yahoo.fr
Du même auteur :
Les Amants Terribles, chez Bellier, roman -
Les Voix, chez Aléas, Etudes et Recherches -
Prévisions Astrologiques 2009-2010-2011 chez Aléas -
Rachel
49 rue de l’Abondance - 69003 Lyon
Rachel, Astrologue (Radio Scoop et Tlm), écrivain, peintre, nous livre ici un roman stupéfiant, pétri de poésie et d’amour fou, extrême, et bouleversant d’émotion.
Quel est le thème central de ce livre ?
L’Amour inconditionnel entre un frère et une soeur, jumeaux, en Irlande, à la fin du siècle.
Aimer l’autre comme soi-même... Etre l’Autre...
N’être qu’Un, se confondre, avec la garantie formelle de ne jamais être trahi.
Ni ennui, ni solitude.
Juste l’Amour, pur, authentique...
Et si le véritable amour consistait à aimer son double ?
L’Amour parfait, absolu, la pointe du mythe, le sommet de la pyramide... Loin du reste du monde. Loin des autres...
Sarah et Florian, enfants jumeaux d’une extraordinaire beauté, à la fin du dix-neuvième siècle, habitent un manoir irlandais hanté, fantastique, mystérieux, appelé Murs d’Eau.
Le frère et la soeur n’ont besoin de personne.
Dans leur domaine encerclé par l’eau, la mer, le roc, les falaises et le vent, ils s’aiment, sans limites, loin de la méchanceté des hommes.
Plus encore, leurs âmes s’aiment depuis bien avant leur naissance...
Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
(Extrait)
... Au matin, il s’éveilla le premier et il lui fallut quelques secondes avant de reconnaître les troubles effluves de sa nuit. Quand il en eut conscience, il se leva du lit d’un bond, erra dans la chambre à la recherche de n’importe quoi qui pût l’intéresser. Dans le lit, il y avait Sarah endormie. Il la regarda sans bouger de ses yeux sombres grands ouverts. Il la regarda tandis qu’elle dormait, il aimait la voir dormir. Sarah, sirène aux pieds blancs... Sa chemise la couvrait si peu qu’il pouvait suivre le dessin de sa soeur à travers la soie blanche. Sa main glissa sur le velours de sa robe de chambre. Il descendit. Il avait des gestes vifs, brusques, nerveux. Il passait constamment un main dans ses cheveux pour les rejeter en arrière. Il posait des regards rapides sur tout, les yeux absents. Par moments, les ailes de son nez se pinçaient et il riait, brusquement, jusqu’à ce que son attention fût captée par autre chose. En bas, il remarqua le panier d’osier et s’y pencha. Deux paires d’yeux noirs y brillaient. Il embrassa les chiens qui lui rendirent cent fois son amour. Il ne regardait rien. Ses yeux revoyaient l’image de sa soeur endormie, demi-nue, qui allumait dans son âme pensive des fournaises de passion... Il pressait contre lui ces deux petites vies, tendres, pour le seul plaisir de sentir leur chaleur et leurs coups de dents. Mais, il était mal, tour à tour délirant et plein de langueur. Quelque chose de lourd remuait sa poitrine, quelque chose qui allait éclater à l’endroit même de son coeur, quelque chose qui allait tout déchirer pour sortir de lui et le laisser, gisant à terre, dans une mare de son sang. La tête lui tournait, il s’allongea près des chiens, cherchant à calmer le trouble irrésistible. Rien n’y faisait. Le bouleversement s’acharnait à lui faire perdre l’équilibre, à lui donner à la fois la nausée et l’envie de fuir, de marcher, sans savoir pour où.
D’un coup, il se sentit transporté et remonta dans la chambre. Il avait chaud. Son rêve était chaud... Il entra. Il appela sa soeur. Il l’appela, l’appela... Sa voix restait faible. Contre lui, elle s’enfouïssait et retrouvait son sommeil.
Lâche-moi les cheveux, hurla-t-elle soudain.
Tu es fou ! Dans sa main, Florian tenait serrée la chevelure qu’il tirait contre lui. Il fallait la sortir du sommeil. Il la laissait se plaindre comme s’il ne l’entendait pas. Comme s’il ne lui faisait aucun mal.
Mais arrête !... Florian !
Il continua d’enfoncer ses doigts dans les cheveux de sa soeur, l’empêchant de bouger, de se défendre de lui, sans dire un mot. Il lui faisait de plus en plus mal. Elle passait des cris aux gémissements, des gémissements aux plaintes, aux supplications, aux menaces, aux injures. Il avait eu ce geste sans qu’elle pût le prévoir. Il regardait son propre poing serré, crispé, dans la chevelure noire. Au bout d’un instant, sans la lâcher, il approcha son visage de son oreille.
Tais-toi Sarah... Tais-toi ou je continue...
Lâche moi... Fou... Tu deviens fou...
Tais-toi... Il attendit. Elle se tut. Sans la lâcher, il dit :
Sarah, quand je descends en ville... Je fais l’amour avec des putains... Avec des putains... Entends-tu...
Elle voulut se défaire de lui d’une secousse violente, de tout son corps, se cabrant, mais il se contracta, comme un forcené, comme une brute. Il tenait sa tête de façon à ce qu’elle le vît bien en face. Il voulait voir ses yeux. L’instant fut terrible, leurs regards furent terribles, et surtout leurs douleurs, leurs douleurs semblables. Leur même douleur, leur douleur identique, décalquée l’une sur l’autre jusqu’au moindre détail. Leur douleur, fut terrible comme la réalité. Sarah ne résista plus. Il continua à tirer, à serrer, sauvagement. Elle ne ressentait plus ce mal-là. Elle ne réagissait plus. Elle le laissait faire comme une morte. Il s’acharna. Mais elle se taisait en le regardant dans les yeux. Il la lâcha alors et quitta la chambre. Quelque chose basculait. Quelque chose qui les dépassait. Un vertige...
Tout ce jour, elle resta comme il l’avait laissée, dans le lit défait, immobile, dans ses draps mortuaires. Au coeur de l’après-midi, à la fenêtre, elle respira l’air frais du vent de Murs d’Eau.
Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un Scherzo de Chopin.
Beautiful Women of Ireland, ballade irlandaise.
Qu'aimeriez-vous partager avec les lecteurs en priorité ?
L’Amour parfait peut exister aussi sur terre...